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Programme de stabilité belge

2007-2010

 

Vous êtes ici: Programme de stabilité belge breadcrumb image Le contexte économique breadcrumb image Le contexte international

ECONOMIE MONDIALE, PRIX ET RISQUES 

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À l’automne 2006, l’expansion mondiale apparaît généralisée et relativement vive et les perspectives de croissance sont le plus souvent jugées favorables. L’économie américaine connaît un léger ralentissement, mais dans le même temps la reprise s’affermit dans la zone euro et la croissance des économies émergentes, en particulier en Asie, reste très robuste. Globalement, le FMI prévoyait en septembre un très léger ralentissement de la croissance économique mondiale qui passerait de 5,1% en 2006 à 4,9% en 2007.

On assiste à une sorte de convergence des performances des économies développées.

Le relâchement récent des cours du pétrole est un facteur de soutien de l’activité économique, mais la volatilité du prix de l’énergie constitue aussi un élément d’incertitude et de risque à la baisse dans les prévisions. 

paiements extérieurs demeurent un risque potentiel pour les performances économiques. Il en est de même du comportement des prix des actifs immobiliers, jugés surévalués dans un certain nombre d’économies et, en particulier, aux États-Unis. Ce facteur de risque a cependant été relativisé par une récente analyse de l’OCDE.

Le contexte international

topic  La conjoncture en dehors de la zone euro reste favorable

En dehors de la zone euro, le climat conjoncturel devrait rester favorable à court terme, même si, en moyenne, un certain ralentissement est prévu, essentiellement sous l’influence des performances américaines. 

Etats-Unis

Le ralentissement de l’économie américaine est devenu évident au 1er semestre 2006, suite au relèvement des taux d’intérêt et au niveau élevé du prix du pétrole. Ce ralentissement s’est principalement manifesté dans le secteur de l’immobilier résidentiel, tandis que les effets induits sur la consommation des ménages paraissent relativement limités. La construction non-résidentielle connaît, par contre, une forte expansion et la demande extérieure devrait rester soutenue, dans un environnement économique favorable.

Le scénario privilégié par les prévisionnistes est, dès lors, celui d’un « atterrissage en douceur », accompagné par un relâchement progressif de la politique monétaire. Dans ces conditions, la croissance annuelle du PIB à prix constants, de l’ordre de 3,3% en 2006, se situerait vers 2,3% en 2007.

Japon

Au Japon, la croissance est assez vigoureuse, soutenue par la demande interne. Dans ce contexte, la Banque du Japon a décidé en juillet de mettre fin à sa politique de taux zéro. Pourtant, en dépit de la reprise économique, l’augmentation des prix, hors énergie, se maintient au voisinage de zéro. 

La politique monétaire devrait donc rester prudente, tendant vers la neutralité, tandis que la politique budgétaire devrait être légèrement restrictive. Dans ce cadre, le rythme de la croissance ne devrait se ralentir que marginalement, l’accroissement du PIB à prix constants passant de 2,7% en moyenne annuelle en 2006, aux alentours de 2,2% en 2007.

Pays en développement et économies émergentes

D’une manière générale, la croissance resterait extrêmement vigoureuse dans les pays en développement et les économies émergentes, dépassant 7% en moyenne annuelle, tant en 2006 qu’en 2007. Les performances de la Chine seraient particulièrement remarquables -de l’ordre de 10% de croissance du PIB à prix constants- malgré un léger ralentissement répondant aux mesures prises par les autorités chinoises afin de freiner le développement des liquidités et des investissements. En comparaison, l’expansion économique attendue serait relativement décevante en Amérique latine et, en particulier, au Brésil (de l’ordre de 4%).

topic  Une croissance économique renforcée dans la zone euro

L'activité économique en 2006

L’activité économique s’est fortement renforcée dans la zone euro au 1er semestre 2006. La demande intérieure est désormais le principal facteur de soutien de cette expansion. En particulier, l’investissement des entreprises a connu une nette accélération. La contribution nette extérieure à l’activité économique est modeste mais positive.

Les indicateurs de confiance des consommateurs et des entreprises sont orientés positivement ou en voie de stabilisation à un niveau élevé, ce qui va dans le sens d’une consolidation de la croissance.

Perspectives 2007

Néanmoins, la croissance moyenne de la zone devrait faiblir quelque peu au début de 2007 conséquemment, d’une part, au ralentissement prévu de la demande intérieure en Allemagne suite au relèvement de la TVA, et d’autre part, au tassement de la croissance américaine qui se reflèterait sur les performances à l’exportation. Mais, en dehors de l’Allemagne, la demande intérieure à la zone devrait rester ferme. Si dans quelques pays, l’investissement résidentiel pouvait faiblir un peu, après une période de tension du marché immobilier et suite au relèvement des taux d’intérêt, l’investissement des entreprises resterait dynamique, compte tenu du niveau élevé des profits et des bonnes perspectives de demande. La consommation des ménages serait soutenue par le développement de l’emploi et la baisse du chômage, la croissance des salaires restant modérée. Le taux de chômage devrait repasser sous les 8% en 2007, pour la première fois depuis 2001.

Rythme d'inflation

L’évolution de la hausse des prix reste fortement liée à la volatilité des cours de l’énergie, mais l’inflation sous-jacente s’est maintenue aux alentours de 1,5%. La Banque centrale européenne accompagne le passage de la croissance au-delà du potentiel par un léger raidissement de sa politique monétaire. Les évolutions salariales restant maîtrisées, il est prévu que l’inflation mesurée par l’indice harmonisé des prix à la consommation se maintiendra aux environs de 2%. Quant à la politique budgétaire, elle s’annonce, en moyenne, légèrement restrictive dans la zone.

Croissance du PIB

Pour l’ensemble de la zone euro, la Commission européenne prévoit une croissance du PIB, en termes réels, de 2,6% en 2006 ; elle serait de 2,1% en 2007 et 2,2% en 2008. Les différences dans les rythmes de croissance entre pays membres de la zone tendraient à se réduire.

Divers facteurs de risque

Ces prévisions sont assorties de la prudence d’usage liée à divers facteurs de risque. Certains vont dans le sens de performances moins favorables, comme la possibilité de nouvelles tensions sur le marché de l’énergie ou d’un éventuel ralentissement plus net que prévu de l’économie américaine, par exemple du fait d’un ajustement plus brutal qu’attendu du marché immobilier. Par ailleurs, les déséquilibres des paiements internationaux constituent toujours une menace potentielle. Mais certains facteurs pourraient aussi jouer en faveur d’un renforcement de l’expansion économique. Ainsi, depuis peu, la croissance de la productivité se renforce en Europe ; si ce mouvement se confirme, il pourrait stimuler les investisseurs et donc la croissance.


 

Dernière modification : 22-12-2006
 

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