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Programme de stabilité belge
Le contexte économique
Le contexte international
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ECONOMIE MONDIALE, PRIX ET RISQUES

À l’automne 2006, l’expansion mondiale apparaît généralisée et
relativement vive et les perspectives de croissance sont le plus souvent jugées
favorables. L’économie américaine connaît un léger ralentissement, mais dans le
même temps la reprise s’affermit dans la zone euro et la croissance des
économies émergentes, en particulier en Asie, reste très robuste. Globalement,
le FMI prévoyait en septembre un très léger ralentissement de la croissance
économique mondiale qui passerait de 5,1% en 2006 à 4,9% en 2007.
On assiste à une sorte de convergence des performances des économies
développées.
Le relâchement récent des cours du pétrole est un facteur de
soutien de l’activité économique, mais la volatilité du prix de l’énergie
constitue aussi un élément d’incertitude et de risque à la baisse dans les
prévisions.
paiements extérieurs demeurent un risque potentiel pour les
performances économiques. Il en est de même du comportement des prix des actifs
immobiliers, jugés surévalués dans un certain nombre d’économies et, en
particulier, aux États-Unis. Ce facteur de risque a cependant été relativisé par
une récente analyse de l’OCDE. |
Le contexte international
La conjoncture en dehors de la zone
euro reste favorable
En dehors de la zone euro, le climat conjoncturel
devrait rester favorable à court terme, même si, en moyenne, un certain
ralentissement est prévu, essentiellement sous l’influence des
performances américaines.
Etats-Unis
Le ralentissement de l’économie américaine est devenu évident au 1er
semestre 2006, suite au relèvement des taux d’intérêt et au niveau élevé du
prix du pétrole. Ce ralentissement s’est principalement manifesté dans le
secteur de l’immobilier résidentiel, tandis que les effets induits sur la
consommation des ménages paraissent relativement limités. La construction
non-résidentielle connaît, par contre, une forte expansion et la demande
extérieure devrait rester soutenue, dans un environnement économique
favorable.
Le scénario privilégié par les prévisionnistes est, dès lors, celui d’un «
atterrissage en douceur », accompagné par un relâchement progressif de la
politique monétaire. Dans ces conditions, la croissance annuelle du PIB à
prix constants, de l’ordre de 3,3% en 2006, se situerait vers 2,3% en 2007.
Japon
Au Japon, la croissance est assez vigoureuse, soutenue par la demande
interne. Dans ce contexte, la Banque du Japon a décidé en juillet de mettre
fin à sa politique de taux zéro. Pourtant, en dépit de la reprise
économique, l’augmentation des prix, hors énergie, se maintient au voisinage
de zéro.
La politique monétaire devrait donc rester prudente, tendant vers la
neutralité, tandis que la politique budgétaire devrait être légèrement
restrictive. Dans ce cadre, le rythme de la croissance ne devrait se
ralentir que marginalement, l’accroissement du PIB à prix constants passant
de 2,7% en moyenne annuelle en 2006, aux alentours de 2,2% en 2007.
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Pays en développement et
économies émergentes
D’une manière générale, la
croissance resterait extrêmement vigoureuse dans les pays en développement
et les économies émergentes, dépassant 7% en moyenne annuelle, tant en
2006 qu’en 2007. Les performances de la Chine seraient particulièrement
remarquables -de l’ordre de 10% de croissance du PIB à prix constants-
malgré un léger ralentissement répondant aux mesures prises par les
autorités chinoises afin de freiner le développement des liquidités et des
investissements. En comparaison, l’expansion économique attendue serait
relativement décevante en Amérique latine et, en particulier, au Brésil
(de l’ordre de 4%).
Une croissance économique renforcée
dans la zone euro
L'activité économique en
2006
L’activité économique s’est
fortement renforcée dans la zone euro au 1er semestre 2006. La demande
intérieure est désormais le principal facteur de soutien de cette
expansion. En particulier, l’investissement des entreprises a connu une
nette accélération. La contribution nette extérieure à l’activité
économique est modeste mais positive.
Les indicateurs de confiance des
consommateurs et des entreprises sont orientés positivement ou en voie de
stabilisation à un niveau élevé, ce qui va dans le sens d’une
consolidation de la croissance.
Perspectives 2007
Néanmoins, la croissance moyenne de
la zone devrait faiblir quelque peu au début de 2007 conséquemment, d’une
part, au ralentissement prévu de la demande intérieure en Allemagne suite
au relèvement de la TVA, et d’autre part, au tassement de la croissance
américaine qui se reflèterait sur les performances à l’exportation. Mais,
en dehors de l’Allemagne, la demande intérieure à la zone devrait rester
ferme. Si dans quelques pays, l’investissement résidentiel pouvait faiblir
un peu, après une période de tension du marché immobilier et suite au
relèvement des taux d’intérêt, l’investissement des entreprises resterait
dynamique, compte tenu du niveau élevé des profits et des bonnes
perspectives de demande. La consommation des ménages serait soutenue par
le développement de l’emploi et la baisse du chômage, la croissance des
salaires restant modérée. Le taux de chômage devrait repasser sous les 8%
en 2007, pour la première fois depuis 2001.
Rythme d'inflation
L’évolution de la hausse des prix
reste fortement liée à la volatilité des cours de l’énergie, mais
l’inflation sous-jacente s’est maintenue aux alentours de 1,5%. La Banque
centrale européenne accompagne le passage de la croissance au-delà du
potentiel par un léger raidissement de sa politique monétaire. Les
évolutions salariales restant maîtrisées, il est prévu que l’inflation
mesurée par l’indice harmonisé des prix à la consommation se maintiendra
aux environs de 2%. Quant à la politique budgétaire, elle s’annonce, en
moyenne, légèrement restrictive dans la zone.
Croissance du PIB
Pour l’ensemble de la zone euro, la
Commission européenne prévoit une croissance du PIB, en termes réels, de
2,6% en 2006 ; elle serait de 2,1% en 2007 et 2,2% en 2008. Les
différences dans les rythmes de croissance entre pays membres de la zone
tendraient à se réduire.
Divers facteurs de risque
Ces prévisions sont assorties de la
prudence d’usage liée à divers facteurs de risque. Certains vont dans le
sens de performances moins favorables, comme la possibilité de nouvelles
tensions sur le marché de l’énergie ou d’un éventuel ralentissement plus
net que prévu de l’économie américaine, par exemple du fait d’un
ajustement plus brutal qu’attendu du marché immobilier. Par ailleurs, les
déséquilibres des paiements internationaux constituent toujours une menace
potentielle. Mais certains facteurs pourraient aussi jouer en faveur d’un
renforcement de l’expansion économique. Ainsi, depuis peu, la croissance
de la productivité se renforce en Europe ; si ce mouvement se confirme, il
pourrait stimuler les investisseurs et donc la croissance.
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